Pour moi rien n’est plus photogénique qu’une femme en judogi.

Munkhzaya TSEDEVSUREN – MONGOLIE

Mais c’est un paradoxe !

On le pratique avec une veste trop grande et un pantalon trop ample. On est bien loin des défilés de modes avec ce « costume » (comme on dit au Québec) qui nivèle toutes les morphologies. Le judo ne fait aucune concession, on le pratique sans artifice, sans maquillage et sans bijoux.

Lin Hsuan HSU – TAIPEI

Pourtant très vite la femme a trouvé ses marques et se plait à le vêtir. Inconsciemment son corps joue avec la veste et les postures, pour créer une esthétique superbe pour le photographe que je suis.
La judokate se met en valeur. Pour peu, bien-sûr que l’on prenne le temps de le découvrir.

Yuriko WARASIHA – THAILANDE

Telle la focale d’un objectif la découverte est progressive.

D’abord c’est la prestance que l’on remarque chez la judokate. La veste lourde en coton nécessite de toute façon une tenue. Mais une aura se dégage de la silhouette sans aucun doute. A terme cela transforme sa silhouette au quotidien.

Wen ZHANG – CHINE

Plus près, le blanc de la veste met le visage en valeur comme dans un cadre photo.Ca tombe bien c’est la plus grande partie visible du corps, à part les mains et les pieds bien-sûr. Mes photos en noir et blanc se concentrent alors sur l’émotion exprimée bien avant la prise de judo réalisée.

Natsumi TSUNODA – JAPON

Enfin l’attache de la ceinture est un cérémonial. Un pan de veste qui s’entrouvre et ce lien qui réalise une danse autour de sa silhouette et qui finit complètement par faire corps avec elle lorsque la veste est attachée.

Diyora KELDIYOROVA – OUZBEKISTAN

Tellement loin du beach-volley

Oui, pour moi qui suis l’équipe féminine du Brésil, je trouve qu’artistiquement la judokate brésilienne est tellement plus valorisée en judogi que sa comparse du Beach- volley en bikini. Toute la richesse du métissage de ce pays est mise en avant par la beauté des visages des judokates. Tandis que les volleyeuses se cachent en fait derrières leurs lunettes de soleil. On va donc à l’essentiel.

Marianna SILVA – BRESIL

Emmeric LE PERSON

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2 réflexions sur « Pour moi rien n’est plus photogénique qu’une femme en judogi. »

  1. Il y a autant de juste sensibilité dans tes commentaires que de beauté sur ces expressions de regards féminins. Bravo l’ami!

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