Chambre d’appel…vers sa propre histoire : Hugo PESSANHA

hugo pessanha

Hugo PESSANHA

Making of : SLAM RIO 2012

Comment résumer pour un photographe ce moment si particulier lorsque le judoka rentre dans l’arène ?

En cette année 2012, si particulière en raison des JO, les judokas des autres continents ont délaissé Rio. Les joies aussi de la course à la ranking-list. Tant mieux pour moi, le dépaysement n’en sera que plus grand. Je pars seul à la rencontre du continent sud-américain qui changera ma vie . Un tel choc culturel et des rencontres que je n’oublierais jamais.

Pour le dimanche, juste avant cette finale des -90, je navigue déjà à l’instinct depuis la veille sur toute la place de la compétition : l’aire d’échauffement en priorité bien-sûr, sans négliger cette chambre d’appel. Là, il fait déjà nuit sous les tropiques. C’est l’hiver austral et malgré la pluie fine qui tombe sur Rio, Hugo s’est concentré le casque aux oreilles, nu pied, sur le goudron du parking de cette aréna de Nitéroi.

Il s’apprête à rentrer sous les auras de son public qui l’adore. Privé de lumière dans cette chambre, un couloir en fait, située à l’extérieur en pleine nuit, j’ai peu de temps pour défier les contraintes…sans flash.

Il vient de regarder l’écran, il s’imprègne déjà de la salle. Il regarde ce tatami qu’il va fouler dans un instant. J’appuie sur le déclencheur. Je n’ai pas besoin de regarder le résultat. Je suis là, privilégié, auprès de ces athlètes hors-normes. Mais tellement accessibles à la fois.  Je me rends compte que ce cliché malgré tout est un hommage pour eux, pour lui Hugo, avec qui on a  discuté aujourd’hui. Je le clame par mon appareil et dans ma tête pour l’encourager :

Boa sorte campeão !

Emmeric LE PERSON

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