Antoine VALOIS-FORTIER !

Retenez bien ce nom !

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C’est pour moi le futur champion du monde en -81kg à Rio dès cet été.

Lorsque j’avais prédit dès 2011 à mon retour du Québec qu’il serait médaillé à Londres on avait été surpris, et peu y croyaient. C’est l’avantage d’aller sur place et de passer du temps avec les athlètes, de faire du judo avec eux. Là on mesure physiquement toute la valeur que dégage un athlète.

jamais la grosse tête !

Les valeurs dont je parle sont celles qui doivent prévaloir quand on s’est imprégné depuis son enfance des règles qui prévalent en judo : la force du travail, l’humilité et la conscience de sa fragilité. A ce niveau, 2 fois par jour ils risquent leur carrière sur le tatami. Connaissant sa famille et son club d’origine le Dojo de BEAUPORT de Daniel TABOURET on a l’assurance que JAMAIS il ne prendra la grosse tête.

Patrick ROBERGE son 1er entraineur, avait déjà repéré cette graine de champion et autour de sa famille ils ont tout fait pour l’aider dans sa quête. Au pays du hockey et des dollars qui vont avec, c’est un sacerdoce. Mais vous verrez quand vous irez au Québec, les judokas sont peu nombreux mais ils savent pourquoi ils le font et à l’entrainement ça fait toute la différence.

Mais c’est à Montréal que j’ai vu Antoine pour la 1ère fois. Au SHIDOKAN, le centre national d’entrainement du CANADA. L’entrainement était dirigé ce jour-là par le head-coach Nicolas GIL le vice-champion olympique en 2000 face à INOUE. J’ai mesuré alors ce que voulait dire un judoka complet. Antoine est le leader naturel sur le tatami et montre l’exemple, notamment au ne-waza. En randori il surnage par sa puissance, son allonge et son bagage technique.

 

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Il me restait à le voir dans une grande échéance pour me faire une opinion complète sur son talent. En 2012 pendant que beaucoup allaient à Tcheliabinsk pour les Europe avant les JO de Londres, je décidais de franchir l’Atlantique et d’aller couvrir les PANAMS à Montréal. Bien m’en a pris ce voyage a définitivement changé ma vie et a confirmé que j’étais fait pour être photographe de judo. Mais ne nous égarons pas c’est une chronique SUR Antoine !

Ce jour-là on a vu Antoine se réaliser

Là chez lui devant sa famille et ses proches il a affronté en finale le N°1 de la catégorie le Brésilien Léandro GUILHERO. Ce jour-là on a vu Antoine se réaliser. En discutant avec lui et ses proches il s’est rendu compte de son réel potentiel. Il n’a perdu que d’un yuko, le plus petit écart au terme d’un combat acharné et spectaculaire où les relances allaient dans les 2 sens. C’est beau d’assister à la naissance d’un champion. Mon voyage rien que pour çà était déjà amorti (en italique bien-sûr, c’était en fait un investissement pour moi).

La suite est connue après un match épique contre l’américain Travis STEVENS il va au bout de lui-même pour décrocher sa  1ère médaille olympique, il s’écroule devant la portée de l’évènement. Il sait que son corps a souffert pour en arriver là. Son dos a failli mettre un terme à sa carrière il y a plus d’un an et aux prix d’efforts il s’est renforcé.

une médaille olympique !

Sachez pour la petite histoire que tout son parcours aux JO de Londres a été retransmis en direct malgré le décalage horaire dans son club de toujours le dojo de Beauport à Québec. Et c’est avec une liesse indescriptible qu’il a décroché le Graal pour un judoka : une médaille olympique !

Et le retour me direz-vous ?, La farniente ou la bronzette bien méritée ?  Ca serait mal connaitre Antoine il a entamé ensuite une tournée des provinces du Canada pour promouvoir le judo. A part les Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest il les a tous fait ! De ce fait il reprit un peu plus fatigué que l’ordinaire MAIS au dernier Master de il a atteint les demi-finales. Régulièrement il est à ce niveau mondial dans le top 4.

Mais pour moi au vue de sa personnalité, de son bagage technique et de son allonge incroyable dans cette catégorie il sera imbattable à partir des Mondes de Rio ! Que dire en 2016…

Emmeric LE PERSON

 

 

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2 réflexions au sujet de « Antoine VALOIS-FORTIER ! »

  1. Merci Daniel. Mias le judo au Canada est pour moi une référence. Parce que si vous êtes malheureusment un sport mineur, vous compensez par la qualité de vos effectifs ! Les judokas qui sont sur le tatami dès le plus jeune âge SAVENT pourquoi ils font du judo plutôt que du hockey. Et lorque que l’on assite aux cours et ceux dès le plus jeune âge on est tout de suite frappé par la qualité de l’écoute, exceptionnelle. On l’a un peu oublié chez nous. De plus il existe une fidélisation et une culture de club importante chez vous au Québec. Les gens sont peux mobiles notament à Quebec ville.Les gens sont atrès attachés à leur patrimoine. une fois leurs études terminées restent dans leur ville. De ce fait l’échange entre les générations est très très fort et on retrouve sur le même tatami jusqu’à 4 générations ! bien à toi Daniel ! c’était « le maudit français « 

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