André ALLARD : la passion de la transmission – 1ère PARTIE- le haut-niveau

andre allard

André ALLARD 5ième DAN

Il me tenait à cœur de démarrer cette nouvelle chronique INTERVIEW par une personne dont l’avis compte pour moi. Mon senseï à Judovillefranche(12) : André ALLARD. Notre parcours de judoka est balisé de rencontres humaines formidables. Celle-ci se justifie à chaque semaine. Cette interview se fera en 3 parties. Pour votre confort de lecture..et aussi pour vous laisser le temps d’apprécier comme moi j’espère … le personnage.

Le judo s’est imposé à toi naturellement ou ce fut laborieux ?

Le judo çà été facile, pas techniquement parlant, mais facile d’aimer çà oui. J’ai démarré à 7 ans. Je suis tombé amoureux de mon prof de judo et l’activité elle me plaisait à fond :Combattre çà m’allait bien.

Le plaisir est d’abord venu par les résultats ou par la pratique au quotidien ?

Rodolphe Legrand de Grand Quevilly nous a sollicité très tôt à la compétition, chez les tous petits déjà. La 1ère année de compétition je devais terminer 5ième de poule…sur 5….rires… Ce n’est donc pas la sollicitation de la compétition qui me plaisait. C’était d’être plutôt avec les copains. Après très vite la compétition c’est devenu important, TRES important.

Le haut-niveau a été vite un objectif pour toi ?

Pas du tout un objectif. Moi je résonnais d’étapes en étapes. Quand j’étais benjamin mon souhait c’était d’être parmi les meilleurs départementaux. A chaque fois je visais l’étape supérieur. Je suis arrivé sur l’ INSEP sur du niveau national. Parce que c’était là que je devais m’exprimer à ce moment-là. Petit, je ne me suis pas dit « je veux être champion du monde ».C’est venu après.

Avec le recul tu penses avoir eu toutes les satisfactions que tu attendais ?

Si on cherche dans l’objectif performance, j’ai toujours eu un temps de retard. Au niveau du tempo je ne me suis pas projeté assez tôt champion.

C’est ce qui fait la différence avec Ugo Legrand par exemple ?

Oui je pense. Très tôt il s’est vu là-bas, Moi mon sentiment quand j’ai fait la 1ère fois les championnats de 1ère div çà été : « mais qu’est ce que je fous là ? ».J’étais sur une autre planète, Pareil pour mon 1er Tournoi de Paris je me suis dit la même chose. Il a fallu une acclimatation et après une adaptation. J’y suis arrivé. Mais le haut-niveau çà demande d’être prêt physiquement, techniquement, mentalement, Là je pense que j’ai perdu du temps. Après pour la performance sportive, oui le haut-nveau a répondu à pas mal de mes attentes. Parce que c’était une ouverture énorme ! Au niveau du judo bien-sûr, mais aussi au niveau de l’engagement physique et mental.

Tu as découvert en toi des limites que tu n’aurais pas soupçonnées?

Non pas vraiment, mais c’est plutôt au niveau de la rigueur de l’exigence, tous les jours, voir même 2 fois par jour. Je me suis découvert rigoureux. Même parfois, trop, rigoureux. Dès fois il faut savoir souffler.

Quand Hiroshi KATANISHI te disait : « André tu fais trop judo » çà te faisait quoi ?

Çà c’était pour mon dernier Tournoi de Paris. En fait il m’a dit « tu es trop judoka et pas assez compétiteur »,. J’étais dans un choix d’expression technique. Alors que quand tu es compétiteur l’option tactique est très très importante. Pour moi le judo çà restait : faire tomber l’autre. Alors que tu peux gagner sur des pénalités et çà m’est arrivé aussi parfois. Mais, pour mon dernier Tournoi de Paris, je me trouvais meilleur judoka. Sur ma dernière saison j’étais en fait meilleur judoka que sur les saisons précédentes. Mais j’étais moins bon compétiteur. En fait, je pense que çà va vers une transition de fin de parcours aussi.

Tu as dû te rendre compte à Marseille aux 1ères Div, des athlètes et des membres du staff aussi se sont posés cette question : « Pourquoi André est-il parti à Judovillefranche en Aveyron, si loin des trompettes de la renommée ? »

C’est mon côté campagne…rires… Moi j’aime le judo. Mais c’est vrai tu as raison, quelque part je suis un peu triste d’être éloigné de çà. Et quand je reviens, je suis content de les retrouver. Mais quand même les dernières fois où je suis remonté, j’ai vu que leur vie c’était une vie de fous quand même. En fait, à côté du judo, j’aspirais à pleins d’autres choses. Et il m’a semblé que le lieu idéal pour moi pour faire la suite du parcours, c’était ici en fait !

– fin de la 1ère partie : le haut-niveau –

UCHI-MATA par André ALLARD

Interview et rédaction : Emmeric LE PERSON

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3 réflexions au sujet de « André ALLARD : la passion de la transmission – 1ère PARTIE- le haut-niveau »

  1. Je suis heureux de te lire et j’approuve ce que tu fais. Tes articles sont bien ficelés et vont à l’essentiel. Aprés selon nos émotions ,notre parcours de vie, nous puisons ce qui est bon pour nous, pour aller de l’avant. Nous ressourcer en sorte

    Bien à toi

    Bises

    Alain

  2. super Emmeric, toujours un vrai plaisir de revoir André faire uchi-mata… mieux de le voir que de le subir en fait.
    Mata aimashou

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